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Exploration spatiale
mars60 De l'alcool et du sucre découverts sur la comète LOVEJOY !
Par mars60 - Administrateur

C'est sur la comète Lovejoy que des scientifiques français ont détecté ces deux molécules organiques.



Deux nouvelles molécules organiques complexes, de l'alcool éthylique et un sucre simple, des briques de la vie, ont été détectées pour la première fois sur une comète appelée Lovejoy découverte en août 2014, selon des chercheurs français dont la découverte est publiée vendredi aux Etats-Unis.

L'équivalent de 500 bouteilles de vin. Dans les vapeurs s'échappant de Lovejoy, l'alcool éthylique et le glycolaldéhyde étaient tous deux présents. "La quantité d'alcool qui s'échappait chaque seconde des glaces de Lovejoy quand elle était au plus proche du soleil correspondait à celle contenue dans 500 bouteilles de vin", précise Nicolas Biver, chercheur au CNRS à l'Observatoire de Paris. Ils ont aussi détecté 19 autres molécules organiques comme l'éthylène glycol, un antigel. Plusieurs de ces 19 autres molécules trouvées sur Lovejoy avaient déjà été décelées sur d'autres comètes, dont plusieurs sur Tchouri, la comète explorée depuis novembre dernier par la sonde Rosetta et le robot Philae.

Analyse au radiotélescope. À l'approche du Soleil, les glaces des comètes se vaporisent et libèrent une atmosphère riche en molécules diverses pouvant être analysées à distance grâce à des instruments au sol. Pour Lovejoy, ces scientifiques ont utilisé le radiotélescope de 30 m de l'Institut de RadioAstronomie Millimétrique (IRAM) situé dans la Sierra Nevada, près de Grenade en Espagne.

La Terre doit-elle dire merci aux comètes ? Les comètes ont conservé dans leurs glaces de précieuses informations sur la composition et les conditions physiques et chimiques qui existaient dans la nébuleuse d'où ont émergé les planètes il y a près 4,6 milliards d'années. Et les corps cométaires ont probablement contribué à l'apport d'eau et d'autres composés de la vie sur la Terre durant les premières centaines de millions d'années de son existence, soulignent ces chercheurs. (Source Europe1)




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